Biffy Clyro – A Celebration Of Endings

Note : 4 sur 5.

Vingt ans à peu de choses près et huit albums, Biffy Clyro est un géant d’Europe remplissant stades sur stades aux Royaume-Uni depuis une quinzaine d’années et trustant les meilleurs spots des plus grands festivals. Léger bémol en France néanmoins où leur musique travaillée, contrastée, ne reculant pas devant l’asymétrie – sorte de sucré salé sonore – trouve finalement assez faiblement preneur. Notre pays pourtant si friand et enthousiaste de groupes britanniques, ayant acclamé presque avant tout le monde Muse, Placebo, Franz Ferdinand, et autres Stereophonics semble rester mutin face à ces écossais hirsutes et au nom tordu.

Auteurs de deux disques majeurs du rock britannique du dernier quart de siècle avec Puzzle (2007 – 14th Floor Records) et Only Revolutions (2009 – idem) certifiés platine au RU, le trio parvient plus difficilement à surprendre mais rencontre toujours un succès important à chaque sortie, que ce soit pour Opposites (2013 – idem) ou Ellipsis (2016 – idem) tous deux certifiés « seulement » or pourrait-on presque dire.

Sur A Celebration Of Endings (2020 – idem) le groupe revient à la charge avec onze titres inspirés et efficaces dans lesquels se retrouve exposée toute leur palette stylistique. Des riffs incisifs dans « North Of No South », des signatures rythmiques hors des sentiers battus dans « End Of », des tempêtes émotionnelles et musicales, sorte de pétage de plomb organisés jalonnent le disque. Comme grands points fort retenons « End Of » déjà cité mais également les singles « Weird Leisure » et « Tiny Indoor Fireworks ». Et pour le plaisir éclatons nous sur la fin apocalyptique de « Worst Type Of Best Possible ». Enfin ressourçons nous avec Opaque, bijou acoustique pas si guitare voix que ça.

Seule réserve à exprimer pour notre part, on n’a pas été très clients d' »Instant History » et de ses grosses ficelles pour faire chanter les foules.

Aux manettes de la prod nous retrouvons le multi récompensé Rich Costey, éleveur de champions comme Muse, Supergrass, Biffy Clyro – déjà, Franz Ferdinand, Birdie… Avec un tel pedigree, les écossais sont allés à l’évidence. Résultat, un disque au son équilibré, rendant justice aux nuances, bref tout le talent d’un réalisateur qui saisit l’essence même de la musique de chaque groupe pour la restituer de manière unique. Dit de façon plus simple, il n’y a pas vraiment de « son Rich Costey », mais tous les albums qu’il touche se transforment en or, ou presque.

Pour ce huitième opus Biffy Clyro s’est donc résolu à refaire du Biffy Clyro, et notez que cela exige déjà un talent certain. A Celebration Of Endings nous emporte donc dans une succession de chansons que l’on aurait trouvées encore plus géniale si le groupe ne nous refaisait pas quasiment le même coup à chaque fois depuis quinze ans. Ce qui ne nous empêche pas du tout d’en redemander.

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