Paerish – Fixed It All

Note : 4 sur 5.

Les gars de Paerish sont parisiens, comme leur nom pourrait le révéler de manière quasi transparente pour les anglophones, mais leur style, leurs influences leur viennent d’outre Atlantique. On avait vu passer les singles et on avait remarqué le son, le côté revival années 90’s de ce groupe que nous ne connaissions pas, la patte catchy en plus, merci les playlists Spotify. 

Et en attendant d’en entendre davantage nous avions pu nous replonger dans Semi Finalists (2016 Autoprod), dont on découvrait le succès et les millions de streams. Les parisiens établissaient déjà un sacré savoir faire. « Undone », « Then People Forget » n’ont pas pris une ride.

Puis ce nouvel album est enfin tombé dans nos oreilles impatientes de faire plus ample connaissance. En 39 minutes, Fixed It All (2021 SideOneDummy Records) montre ce qu’il arrive quand des musiciens de shoegaze lèvent un peu les yeux de leurs pompes avec le souci d’être écoutés. Car leur rock au son rugueux et spacieux (oui le shoegaze rend justement cela possible) se teinte avec bonheur de mélodies accrocheuses, un peu comme un Weezer qui aurait su mettre le holà face au mainstream pour conserver son identité indé.

Le duo de tête, duo de singles, met immédiatement les pendules à l’heure, la musique de Paerish alterne entre riffs à tendance bruyante comme sur « Fixed It All » (la chanson) ou « 412 » et mélodies flatteuses, petits leads de guitares et refrain catchy comme dans « Archives », « Violet » ou encore « Mike+Susan ». Les moments plus contemplatifs ne sont pas oubliés, des titres comme « Albert Suffers » permettent de respirer et de reconstruire progressivement la tension.

Pour dire les choses simplement, s’il fallait résumer en une image notre impression ce serait celle d’un choc entre Deftones et Weezer (période bleue et Pinkerton), pour notre plus grand bonheur. 

Alors que faire lorsque l’on dispose d’un tel matériel de qualité ? En confier la production à une fine lame du métier bien sûr. Faites un petit coucou à Will Yip que vous avez déjà certainement croisé sans le savoir sur les derniers Caspian, Nothing, Violent Soho ou Circa Survive ou… le premier Paerish. Bref on retrouve souvent le pennsylvanien à l’affiche des meilleurs albums de rock indé, shogaze et post rock de ces dernières années. Il donne aux français cette signature et cette ampleur sonore qui les place à armes égales avec les grosses écuries américaines. 

Ajoutons le mastering signé Ryan Smith qui s’est dernièrement occupé de Bones Owens (chronique ici), du dernier Black Keys ou du remastering de la mythique Room On Fire des Strokes et vous obtenez le petit manuel de comment cocher toutes les bonnes cases pour faire sonner un disque de rock shoegaze.

Ce deuxième album emmène les parisiens plus loin et plus haut, on leur souhaite le meilleur pour la suite.

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