Label : Autoproduit
3,5/5
Puissant, tortueux, virtuose, remarquablement illustré, le cinquième album (déjà) de ce Last Dodo affiche des qualités qui, dans un monde normal, auraient du permettre à son créateur Dorian Pied d’accéder à une production, de tourner et de trouver un public nécessairement de connaisseurs.

Or, vous le savez, nous ne sommes plus dans un monde normal, tout particulièrement dans le monde de la musique. Et voilà donc notre héros à tout faire, guitariste cela va de soi, embarqué dans une quête artistique hautement ambitieuse qui vaut plus que le détour.
Dorian ne serait qu’un énième guitariste obsessif vous vous doutez bien qu’on aurait gardé le secret et qu’on ne vous en aurait jamais touché mot. Sauf que The Last Dodo est tout sauf un disque de guitar hero. Ici pas de solos à rallonge qui épuiseraient les non guitaristes (qui rappelons le, sont majoritaires dans la population) mais bien au contraire un travail pensé, conceptualisé, agencé avec soin, évidemment produit avec la plus grande attention et joué avec maestria. Ce qui fait quand même beaucoup de qualités pour un seul Dodo.

Musicalement, notre Dodo a confectionné son nid dans le meilleur metal progressif (tendance black pour une bonne partie des voix) avec quelques brindilles de post rock et de belles envolées qui ne sont pas sans rappeler les suédois d’EF (dont on parle quand ils daignent sortir quelque chose).
Une heure remplie de belles choses à découvrir de la part d’un artiste qui ne doit plus être ignoré.
