Label : Junk Food Records
3,5/5
Au Blog Rock, si nous oublions parfois de rendre nos chroniques à l’heure, nous n’oublions jamais d’écouter — bien au contraire ! Dans la catégorie EP de blues originel, cette pépite débarquée l’été dernier a tourné avec une régularité impressionnante sur nos platines virtuelles… et dans nos têtes.

Originaire de Strasbourg, Dirty Deep est né autour de Victor Sbrovazzo, chanteur-guitariste-harmoniciste, figure charismatique du trio. Après avoir débuté en mode « one man band », il s’entoure finalement et au gré de ses pérégrinations scéniques d’un batteur, Geoffroy Sourp, et d’un bassiste, Adam Lanfrey, pour enrichir son projet et donner encore plus d’ampleur à son blues sauvage et habité. Résultat : un blues charpenté qui fait vibrer autant les fans de Muddy Waters que ceux de Jack White, un son absolument séduisant pour nous, fans de rock, avec cette pointe de saturation, cette assise rythmique solide qui insuffle modernité et énergie brute — un régal pour les amateurs de stoner, de revival rock, voire de psychédélisme.

Groove, intensité, savoir-faire : le trio a tout pour tracer le même sillon que les Black Keys, à condition que le public suive — et il le devrait, tant leurs compositions sont solides et leurs prestations scéniques frôlent la transe mystique. Alors foncez : Dirty Deep mérite d’être écouté fort… et en boucle !
