Autres Sorties

Le reste de l’actualité discographique, les découvertes. En bref tout ce que l’on voulait vous signaler de bon à écouter et parfois aussi, ce qui pourra être évité…

Cliquez sur les visuels pour écouter.


Kings Of Leon – When You See Yourself (mar 2021)

Note : 3.5 sur 5.

La famille Followill a manifestement passé un confinement paisible, leur huitième album déroule des atmosphères chaleureuses, agréables et dans lesquelles la basse tient un rôle de premier plan. Un disque émotionnel et profond qui fait beaucoup de bien.


Alice Cooper – Detroit Stories (fev 2021)

Note : 4.5 sur 5.

Il ne faut jamais tourner les dos aux légendes ! Et dans le cas d’Alice Cooper, ne jamais en rester à la caricature. Pas toujours facile certes, mais ce 28ème album gorgé de hard rock, de blues, de punk et même de rythm’n’blues vient rappeler avec éclat le talent et la grande culture du chanteur de 73 ans dont au bas mot 50 passés derrière un micro. Un disque réjouissant pour tout fan de rock.


NOFX – Single Album (mar 2021)

Note : 4 sur 5.

OK c’est cool parce que c’est NOFX, mais on sent le groupe émoussé. Clairement le confinement a touché le moral de nos trublions dont les élucubrations ont perdu dans l’affaire beaucoup de leur drôlerie. Et effectivement à quoi sert le skate punk si les skate parks sont fermés ? Reste un disque plus varié, moins systématiquement speed, et qui au final élargit la palette de la bande de Fat Mike. Mais rassurez vous, ça continue à jouer précis !


Carpool Tunnel – Bloom (fev 2021)

Note : 4 sur 5.

Les 4 de San Francisco devaient attendre avec impatience le retour des beaux jours pour sortir ce premier album tant leur soft rock tendance surf semble taillée pour le soleil radieux et les virées à la plage ! Avantage, vous saurez de suite si ces ondes positives sont faites pour vous. Pour nous ça a plutôt bien marché. 


Zemfira – Borderline (fev 2021)

Note : 4 sur 5.

Dixième album pour la chanteuse la plus douée de la scène rock russe. Des atmosphères parfois rauques, des orchestrations mouchetées qui construisent au final un album envoûtant, paisible qui s’écoute comme un voyage en terre inconnue.


Inglorious – We Will Ride (fev 2021)

Note : 4.5 sur 5.

Du hard rock de qualité, technique juste ce qu’il faut, porté par un chanteur puissant sur des compositions ciselées et accrocheuses. Difficile de faire plus élogieux en moins de mots. Ruez vous sur cet album, vous nous remercierez après.


Architects – For Those That Wish To Exist (fev 2021)

Note : 4.5 sur 5.

Les anglais ont adouci leur metalcore tout en se réservant la possibilité d’envoyer sévèrement la poutre quand le besoin s’en fait sentir. Les années leur ont permis d’apprivoiser un certain art du dosage, donnant un relief supplémentaire à leurs morceaux. Nous on adore.


Maximo Park – Nature Always Wins (fev 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Après un début poussif qui rappelle dredg de la mauvaise époque, ce septième album prend enfin son envol à partir de Baby, Sleep. Il livre un pop rock plein de bonnes surprises, on y retrouve une certaine joie de vivre. L’album ne sera peut être pas assez tubesque pour faire grossir les rangs des fans, mais les habitués seront ravis.


Mogwai – As The Love Continues (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Tout bonnement magnifique. A posséder, disséquer, remettre encore et encore sur la platine et toujours découvrir de nouveaux chemins dans ces vastes digressions musicales. Mogwai entremêle les sonorités rock et électronique et contrairement à beaucoup de ses petits camarades de style ne rechigne pas à donner de la voix. Le post rock au sommet.


standards – Fruit Island (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Un petit peu de math rock ne peut pas faire de mal, surtout lorsqu’il s’affranchit de toute pesanteur savante. Le guitariste virtuose Marcos Mena accompagné du batteur Brody Taylor Smith ont crée un univers instrumental à l’imagerie naïve et apaisante où la technicité sonne comme autant de bonnes ondes pour l’auditeur. Certes le manque de basse se fait parfois sentir mais cela n’empêche pas de passer 36 agréables minutes sur cette charmante île déserte.


Normandie – Dark & Beautiful Secrets (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Avec ce troisième album le trio suédois tombe enfin les masques et nous offre sa musique la plus authentique à ce jour. Leur rock alternatif incorpore avec savoir-faire les refrains accrocheurs, les guitares grondantes et les atmosphères electro. La prod sonne encore un peu surgonflée, mais la musique a trouvé sans doute trouvé sa voie.


The Pretty Reckless – Death By Rock’n’Roll (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Pour ce quatrième album The Pretty Reckless ont décidé de faire exploser le cerveau primaire du fan de heavy rock : une chanteuse sexy à la voix de riot girl au micro, des gros riff et des invités prestigieux, Tom Morello et deux comparses de Soundgarden, Matt Cameron et Kim Thayill. Un disque efficace donc, puissant, bien produit, qui vous fera penser aussi bien à Joan Jett qu’à la scène grunge, en gros il se peut que vous aimiez.


God Is An Astronaut – Ghost Tapes #10(jan 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Dixième album pour les irlandais avec ce talent toujours intact pour travailler les nuances. Des constructions en strates, inexorables qui nous mènent de la paix intérieure au déchaînement. Et inversement. Une excellente porte d’entrée vers le post rock et la musique du groupe.


Drones – Our Hell Is Right Here (jan 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Le disque de pop-punk du moment combine tout ce qu’on aime dans le style : refrains catchy, tempo vif, riffs ciselés. A ceci près que le ton y est moins léger, la chanteuse Lois McDougall ayant choisi de traiter son mal du confinement par ses textes. Et au final, dans un genre très standardisé l’authenticité fait du bien.


Aaron Lee Tasjan – Tasjan ! Tasjan ! Tasjan ! (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

A 34 ans le fringant américain sort déjà son quatrième album. On pense à Tom Petty, George Harrison et pourquoi pas à Alan Parson. Un soft rock fort agréable et potentiellement tubesque à l’image de cet Up All Night aux allures de Learning To Fly de Tom Petty.


Shotgun Revolution – IV (jan 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Voilà les danois qui montent ! En matière de heavy rock Shotgun Revolution a commencé à agiter sérieusement les radars depuis quelques temps en tournant avec Slash et Black Stone Cherry, du sérieux donc. IV coche toutes les bonnes références du genre :  produit à l’américaine, lourd, un peu bluesy, mené par un chanteur à grosse voix. A défaut d’être original, on passe un excellent moment.


Cult Of Luna – The Raging River (jan 2021)

Note : 4.5 sur 5.

Cult Of Luna incarne plus que jamais le post metal. Les cinq titres de ce long EP inspirent aussi bien la crainte que la fascination. Lourdeur, torpeur mais aussi intensité et colère, les suédois nous offrent un nouveau voyage dans les ténèbres et il n’y a aucun doute, ils ont gardé intact ce talent d’en faire émerger la puissance et la beauté. 


Weezer – OK Human (jan 2021)

Note : 3 sur 5.

Voici longtemps qu’être fan de Weezer relève du sport acrobatique. Rivers Cuomo offre aujourd’hui un éclairage inédit sur sa créativité et livre par surprise un album étonnant. Et de qualité. Prenant pour modèle Brian Wilson et Harry Nilsson, ce qui est ambitieux, Cuomo s’est offert une plongée vintage, concevant un disque à l’ancienne aux arrangements soignés. Et si Ok Human n’occupera pas dans la discographie de Weezer la place d’OK Computer dans celle de Radiohead, il constituera néanmoins une escapade élégante dans l’univers des californiens.


Annisokay – Aurora (jan 2021)

Note : 2.5 sur 5.

Avec ce cinquième album les allemands proposent un mélange de metalcore et de rock mainstream. Pour un résultat singulier : un alliage de voix hurlées et claires, une orchestration rock solide mais contrebalancée par des nappes et bruitages electro omniprésents dans une production à la puissance surgonflée. Annisokay jette un pont entre deux styles qui auraient plutôt tendance à se tourner le dos. 


Blue Stahli – Obsidian (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

L’indus se porte bien, en témoigne ce nouvel album de Bret Autrey alias Blue Stahli. Troisième volet d’une trilogie cathartique pour le compositeur américain qui a perdu sa mère en 2018. Obsidian s’impose comme l’opus le plus rock des trois, metal par endroits, une collection de titres à la puissance galvanisante. La preuve que l’on peut aborder l’indus metal avec une approche plus émotionnelle.


Blackout Problems – DARK (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Les allemands prennent véritablement leur envol avec cet album fleuve et proposent un rock ambitieux que l’on pourrait situer à la croisée entre Bring Me The Horizon et Twenty One Pilots. Et c’est bien assez pour attiser la curiosité. Au final, un disque versatile mené par quelques singles solides comme Brother ou Germany Germany, une découverte à faire !


Goldfinger – Never Look Back (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

John Feldmann n’est pas seulement un des producteurs de disques les plus récompensés des Etats-Unis, il est aussi le frontman aguerri de Goldfinger, un groupe de ska punk parmi les plus respectés. Il sortent leur huitième album, un disque qui rayonne de bonne humeur, comme souvent avec les vétérans californiens. Du punk cuivré, bien composé, et cela va sans dire, qui sonne. Chaudement recommandé.


Papa Roach – 20/20 (dec 2020)

Note : 3 sur 5.

D’abord présenté comme un EP de vieilles chansons retravaillées, bref un truc pas très engageant, c’est finalement agrémenté d’un live en mode confiné sans public que nous avons écouté 20/20. La blatte des débuts a l’air en mauvaise posture mais elle voit la lumière au bout du tunnel. La voici remise à l’honneur le temps d’un concert de qualité et de quelques curiosités comme ce Scars en espagnol. A écouter pour l’anecdote en attendant la suite.


Paul McCartney – III (dec 2020)

Note : 4 sur 5.

On n’en finira jamais de s’étonner devant Paul McCartney, plus de soixante ans d’une carrière gargantuesque, même ses 78 ans et un confinement ne l’ont pas arrêté. Renouant par nécessité 30 ans après son II avec sa série numérotée marquant les albums faits entièrement seul, Macca n’a pas cherché à vivre avec son temps. Il nous offre un disque folk, bluesy de chansons allant puiser dans ses influences personnelles. Pour la première fois on se fait la réflexion que sa voix a vieilli, mais le charme continue d’agir.


Bring Me The Horizon – Live At The Royal Albert Hall (dec 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Encore un choix discographique surprenant pour BMTH ! Après les vrai-faux EPs, voici le live d’il y a cinq ans ! Enregistré dans le cadre du Teenage Cancer Trust, bonne action s’il en est, cet album offre une dimension symphonique aux chansons de That’s The Spirit et Sempiternal. Une belle occasion de revisiter deux disques que les fans récents ne connaissent peut être pas et qui valent le détour. Et malgré le petit parfum de fake autour de la prestation vocale – nettement au dessus du niveau normalement affiché – on a kiffé.


Chris Cornell – No One Sings Like You Anymore (dec 2020)

Note : 3 sur 5.

Un disque dans lequel on s’immerge forcément avec un pincement au coeur. Personne n’a oublié quel chanteur remarquable nous avons perdu avec la disparition soudaine de Chris Cornell en 2017. Cet album posthume a néanmoins été entièrement achevé par Cornell quelques mois avant sa mort, pas de rafistolage ici mais une sélection de reprises interprétées dans la simplicité et avec la complicité du producteur Brendan O’Brien. On écoute ce No One Sings Like You Anymore avec recueillement en se disant toutefois qu’on l’aurait rangé dans les opus mineurs de l’artiste sans ce contexte tragique.


TRUST – Re-Ci-Div (dec 2020)

Note : 4 sur 5.

Attention on s’attaque à un monument ! Une belle surprise que cette relecture des trois premiers albums du groupe, trois disques qui ont marqué leur époque et dont on constate encore la qualité musicale et la pertinence des textes presque 40 ans plus tard. Alors on pourrait s’interroger sur l’utilité de la démarche, on choisit de profiter et on dit merci. Re-Ci-Div est un pur moment de rock’n’roll et une excellente porte d’entrée pour les plus jeunes vers l’univers de ces patrons du rock fait en France.


Less Than Jake – Silver Linings (dec 2020)

Note : 3 sur 5.

Les américains sont de retour avec leur punk cuivré. Ce n’est pas toujours très original mais ça met de bonne humeur et en ce moment, c’est de la plus haute importance !

A peine plus d’une demi heure pour douze titres, ce qu’il faut pour avoir sa dose de positivité sans ressentir de trop plein. A écouter pour garder le moral.


Red City Radio – Paradise (dec 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Qu’il est bon parfois d’écouter du punk qui ne renvoie pas au skate, à la baston ou à la bière ! Les quatre d’Oklahoma City font le plein de bonnes chansons, pas de tube mais 40 minutes de rock feel good même quand les textes se font nostalgiques. Un disque très chouette qu’il fait bon découvrir.


Dream Theater – Distant Memories – Live From London (dec 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Enième live des américains, énième claque. Distant Memories restitue dans un triple album la tournée des 20 ans du magnum opus Scenes From A Memory auquel un volet est entièrement consacré. Enième occasion de refaire le match entre les deux Mike, Portnoy et Mangini, et toujours pas de vainqueur tant le second respecte le premier. L’album est évidemment magistral quoique que souffrant comme toujours avec les lives de DT d’un excès de perfection technique et d’un public encore une fois trop admiratif rendant l’ensemble froid. Mais magistral quand même.


Supergrass – Live On Other Planets (dec 2020)

Note : 2 sur 5.

A l’écoute de cette performance chaleureuse mais fragile notamment dans la tenue du tempo et parfois dans les voix, on comprend pourquoi le groupe ex coqueluche des jeunes anglais du tournant des années 2000 n’avait jamais publié de live. Non, ce qui nous ferait réellement plaisir serait un nouveau disque. En attendant, en matière de compilation on préférera de loin The Strange Ones : 1994 / 2008 parue plus tôt en 2020.


Kelly Jones – Don’t Let The Devil Take Another Day (dec 2020)

Note : 1.5 sur 5.

Nous y sommes, Kelly Jones a achevé son rêve d’émancipation, sa mutation d’extraordinaire frontman des Stereophonics et incisifs des débuts à mec seul ou presque avec une guitare. Bien sûr il chante toujours aussi bien mais que l’on s’ennuie, les chansons ne tiennent pas la distance pour ce genre d’exercice et Stuart Cable doit fulminer du haut du paradis des batteurs. 


Bush – The Kingdom (mai 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Il fut un temps dans l’immédiat après grunge où Bush a été perçu comme la prochaine « next big thing ». Puis les fans ont fait d’autres choix, délaissant la bande de Gavin Rossdale pour d’autres contrées. Le groupe a continué dans cette seconde zone à produire des disques de ce rock lancinant, un peu crade, toujours magnifiquement porté par la voix du plus américain des britanniques. The Kingdom ajoute un chapitre plus costaud, un incontournable à une discographie de qualité.


Radkey – Green Room (nov 2020)

Note : 4 sur 5.

La petite entreprise familiale des frères Radke vient de publier le deuxième épisode de ses aventures. Le trio continue sa route vers les sommets avec un disque fun et catchy, concentré sur l’essentiel : du bon son et de bonnes chansons. Un tour de piste rock’n’roll dont le seul défaut serait d’être un peu court. On recommande.


Metz – Atlas Vending (nov 2020)

Note : 4 sur 5.

Voici un disque rugueux, éruptif mais pas tant de colère, plutôt l’expression déchirante du mal être. Mais rassurez vous cela reste bruyant, dissonant, bien foutu. Entre punk hardcore et rock noisy le trio canadien vient de produire ce qui est salué comme son meilleur album, rien que pour ça ça vaut le coup d’y jeter une oreille.


Shaka Ponk – Apelogies (nov 2020)

Note : 5 sur 5.

Que ce soit par le succès des disques studio ou la qualité des lives ce triple album fait la somme de quinze années de carrière durant lesquelles Shaka Ponk s’est imposé comme le plus grand groupe de rock de France en activité. L’occasion d’une séance complète de remise à niveau pour ceux qui sont passés à côté et d’un gros kiff pour tous les autres en attendant un prochain album.


Laetitia Sheriff – Stillness (oct 2020)

Note : 4.5 sur 5.

Une musique dense, émotionnelle, remarquablement jouée et produite. Avec ce nouvel album Laetitia Shériff transforme en or tout ce qu’elle touche. Tour à tour le grunge, la pop, la balade nous attrapent et nous captivent. Un grand moment rock de 2020 prochainement chroniqué dans nos colonnes mais dont on ne résistait pas à l’envie de vous en dire quelques mots en attendant !


Nothing – The Great Dismal (oct 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Si le côté instrumental et les longueurs du post-rock vous angoissent mais que vous êtes fasciné(e) par les murs de guitares et les atmosphères éthérées foncez donc sur ce dernier album très réussi de Nothing. La voix de Dominic Palermo survole un océan de guitares vaporeuses, The Great Dismal allie la puissance avec le songe. Suggestion : Blue Mecca. 


Mumiy Troll – После Зла (dec 2020)

Note : 3 sur 5.

Le plus apprécié des groupes russes de rock nous livre После Зла, « Après Le Mal », un treizième album apaisé aux sonorités rondes. Une collection de chansons séduisantes à l’énergie tranquille. Comme on ne peut être et avoir été, le temps passe aussi pour Mumiy Troll qui vieillit paisiblement tout en restant plaisant. 


Arctic Monkeys – Live At The Royal Albert Hall (dec 2020)

Note : 3.5 sur 5.

En cette période de pénurie de concerts comme du reste les albums live viennent réchauffer le coeur du public. Le plaisir d’entendre les Arctic Monkeys triompher au Royal Albert Hall nous fait presque oublier combien nous avions peu aimé leur dernier disque dont-on-ne-doit-prononcer-le-nom et dont ils ont eu le bon goût de ne pas trop jouer dans la playlist. La voie est libre pour profiter de Brainstorm, Do I Wanna Know ? , I Bet You Look Good On The Dancefloor entre autres.


Hatebreed – Weight Of The False Self (nov 2020)

Note : 4 sur 5.

Et si vous preniez une bonne dose de Hardcore Metal pour l’hiver ? Pour ce qui est de se faire battre la couenne les 5 de Bridgeport Connecticut sont parmi les leaders sur le marché. Une tension maintenue, une agressivité permanente, un son énorme, ce Weight Of The False Self est taillé pour le live, et à défaut taillé pour sauter dans son salon avec la sono à fond.

On suggère : Dig Your Way Out


Black Foxxes – Black Foxxes (oct 2020)

Note : 4 sur 5.

Le trio emmené par Mark Holley livre une nouvelle fois un objet bien difficile à appréhender mais recelant une fascinante beauté. Nouveau line-up et nouvelle énergie, Black Foxxes fait exploser les limites du rock alternatif. De la rudesse, des envolées vocales alambiquées mais aussi des instants suspendus, relaxants font de ce troisième album une pièce éclectique résument à merveille la pensée du leader torturé.


Stereotypical Working Class – Celestopol (nov 2020)

Note : 4 sur 5.

Les lyonnais rendent une copie impeccable avec cet EP Celestopol. Stereotypical Working Class rappelle sur ces 5 titres efficaces et à la production puissante que le rock alternatif a un nom en France. Seul regret, on en aurait voulu double ration. Espérons les réentendre avant 6 ans cette fois !


Uncut – Blue (nov 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Voici un jeune trio de charentais qui ont tout compris au rock blues sudiste américain. Le résultat est délectable, trois bon quarts d’heure de riffs réjouissants, énergiques, un son impeccable. Ce Blue a tout pour séduire ! Même les bassistes contrariés de l’absence de bassiste ! Et l’on se prend à rêver d’un plateau Uncut – 7 Weeks, quelle soirée ce serait… 


The Lawrence Arms – Skeleton Coast (jul 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Cela pourrait être le nom d’un pub confortable, The Lawrence Arms ferait plutôt dans le punk dans un hybride entre hardcore mélodique et punk plus traditionnel, en gros une collision entre Bad Religion et Rancid.  Vous me direz on reste dans le domaine de la bière entre potes et vous aurez bien raison. Skeleton Coast a gagné sa place sur nos platines et dans nos playlists, un disque sincère, remuant et mélodique.


The Smashing Pumpkins – CYR (nov 2020)

Note : 0.5 sur 5.

On a essayé, on a écoute fidèlement chaque single mais rien n’y a fait… Les Pumpkins ont réussi à faire pire que Zeitgeist, pire car encore plus long. Le rock a peu ou prou disparu de la musique de Billy Corgan, laissant la place à des envolées synthétiques bien loin du fabuleux groupe que nous avons chéri jusqu’à Machina / The Machines Of God il y a déjà 20 ans.


New Found Glory – Forever + Ever x Infinity (jun 2020)

Note : 3 sur 5.

Le pop punk a le vent en poupe, et les institutions du genre se devaient de ne pas se laisser déborder par les jeunes générations ! New Found Glory qui roule sa bosse depuis fin 90’s et qui s’est vraiment révélé en 2002 avec Sticks And Stones nous offre aujourd’hui Forever +Ever x Infinity. Un disque bien fichu, des jolies mélodies, quelques accélérations, dans le fond rien de surprenant. Mais allons nous reprocher à New Found Glory ce que l’on peut glorifier chez AC/DC par exemple ? 


Ocean Hills – Santa Monica (nov 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Nouveau groupe du chanteur Zoli Teglas. Si son nom vous échappe vous connaissez sûrement plus Ignite ou Pennywise, bref nous avons à faire à un des tauliers du genre. Et le gaillard n’a plus envie de perdre son temps. Il a composé ce premier album avec Chris Traynor (Bush, Helmet), réuni une équipe technique de choc avec Jay Baumgardner (mix pour Papa Roach, POD) et Howie Weinberg (mastering pour Metallica, Rammstein). Santa Monica est donc le premier album très réussi d’un combo aux allures de super groupe et dont on sent qu’ils en ont encore en réserve. On profite de celui-ci et on est déjà impatient de voir la suite. Suggestion : Bound


Elm Tree Circle – No Fomo (sept 2020)

Note : 3 sur 5.

Voici un sympathique trio manifestement né au mauvais endroit ! La Californie leur aurait si bien convenu ! Ou l’Australie à la rigueur pour la référence à Violent Soho !

Leur troisième effort No Fomo a les défauts des qualités de beaucoup de disques de pop punk : ils sonnent assez impersonnels, faciles et un peu trop produits. Donc on pourra vous dire qu’on a apprécié cet album sans en ressortir marqué, à vous de faire l’expérience.


Touché Amoré – Lament (Oct 2020)

Note : 1 sur 5.

Cinquième album pour la tribu énervée de Jeremy Bolm. Et le moins que le puisse dire sera qu’ils n’ont pas le spleen bucolique. 35 minutes de hurlements quasiment ininterrompus sur un registre très répétitif à la longue. Un album qui revigore aux premiers abords mais dont on peine à dépasser les vingt premières minutes. Dommage d’autant que les thématiques et les compositions regorgent, elles, de nuances intéressantes.