En Bref

Le reste de l’actualité discographique, les découvertes. En bref tout ce que l’on voulait vous signaler de bon à écouter et parfois aussi, ce qui pourra être évité…

Cliquez sur les visuels pour écouter.


Raedsel – Menetekel (mai 2021)

Note : 3 sur 5.

Du bel ouvrage pour ce nouvel album des allemands de Raedsel. Au fil des cinq titres présentés le quatuor développe un post-rock intense, un brin matheux, un brin ambient, qui coche toutes les cases du genre avec brio. Au final, un disque pas souvent surprenant mais très agréable, Raedsel s’installe dans le paysage comme un groupe à suivre.


The Flaming Sideburns – Silver Flames (avril 2021)

Note : 3 sur 5.

Membre émérite du clergé rock finlandais, The Flaming Sideburns voit aujourd’hui le bout d’un tunnel de vingt ans d’absence discographique. Retour au line-up d’origine pour l’occasion et album convaincant dans une veine hard-rock bluesy. Il manque hélas le smoking gun, le single marquant qui aurait fait de ce Silver Flames un incontournable de 2021. Constat en demi-teinte donc pour ces vieux routards qu’on attent au prochain tournant.


The Vintage Caravan – Monuments (avril 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Cinquième album pour le trio chevelu tout droit venu d’Islande. Le combo démontre une fois de plus de belles dispositions techniques mais l’ensemble hélas ne décolle pas en dehors du single Whispers ou d’un titre comme Forgotten dont il faut reconnaître qu’ils sont imparables. En somme on passe un bon moment, mais tout porte à croire que The Vintage Caravan peut encore mieux faire.


EYES – Underperformer (sept 2020)

Note : 4.5 sur 5.

Amis coreux et d’ailleurs ne vous laissez pas tromper par la pochette faussement sortie d’un catalogue d’art contemporain, les Danois d’EYES ont livrés un premier album pied au plancher. Gonflés à bloc et dans l’intérêt de chacun on ne saura que trop vous conseiller de pousser les meubles et les objets fragiles lors de l’écoute. Un disque qui envoie l’aiguille dans le rouge pour ne la laisser retomber qu’une fois les hostilités terminées. Quel bonheur.


The Black Keys – Delta Kream (mai 2021)

Note : 4 sur 5.

Au fil de leur carrière, on attendait ce genre d’album de la part du duo de Nashville car c’est une grande tradition dans le blues qui est ici respectée : l’hommage aux aînés. Pour Auerbach et Carney, il s’agit de Junior Kimbrough, RL Burnside et Ranie Burnette, bref la crème du delta blues, comme quoi tout est dans le titre. La musique est belle, maîtrisée, admirablement ressentie et met en valeur un pan essentiel de la culture américaine. A disque à savourer encore et encore. Pour aller plus loin nous nous permettrons deux suggestions : les albums Sweet Tea de Buddy Guy et Foot Hill Stomp de Richard Johnston (plus rare).


You Am I – The Lives Of Others (mai 2021)

Note : 4 sur 5.

L’anonymat de You Am I en France est révélateur de notre ignorance de la scène rock paustralienne qui se limite pour beaucoup d’entre nous à AC/DC et Midnight Oil + éventuellement Crowded House. Or la bande à Tim Rogers déroule depuis 30 ans une discographie à succès et multi-récompensée. Leur onzième album sorti cette année vient nous rappeler toutes les bonnes raisons que l’on a d’aimer ce groupe : une noise-pop nonchalante, une touche lo-fi et bruitiste. Les racines Sonic Youth retrouvent leur place prépondérante des premiers albums et c’est très naturellement que l’on recommande prioritairement ce nouvel opus aux nostalgiques des années 90, mais pas que.


Weezer – Van Weezer (mai 2021)

Note : 4 sur 5.

Weezer, ou ce groupe capable de sortir deux excellents disques sur une année tout comme d’enchaîner les ratages pendant plusieurs années. Avec ce quinzième album –  qui aurait du être le quatorzième – les Californiens ont voulu renouer avec le rock d’arenas. A grand renforts d’oripeaux metal ce Van Weezer ravit encore au moment de sa sortie malgré un premier single Hero très – trop – largement matraqué. Les fans peuvent foncer les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes, nos geeks préférés sont de retour au top de leur inspiration et de leur art. Et on s’amuse pas mal.


Loïc Desplanques – Chansons Légèrement Profondes (Ou Inversement) (avr 2021)

Note : 4 sur 5.

Avec ce nouvel album au titre faussement déconnant Loïc Desplanques perpétue une tradition très française de chanson portée par les Lapointe, Gainsbourg voire Gotainer. De petits univers remarquablement construits et qui masquent à grands coups de second degrés et de jeux de mots un regard un peu fataliste et tendre sur la banalité de l’existence. On déguste ce mélange de poésie et d’electro-funk comme on danserait sur des ruines. Revigorant.


The Green Flamingos – In The Witching Hour (avr 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Les Suisses sont de retour avec un album qui pourrait bien les installer définitivement dans le paysage musical d’une pop engagée et aux accents soft rock, jazz et folk, la preuve cette invitation au prochain festival de Montreux, une forme d’aboutissement. En somme, une musique délicate et instruite servie par des textes posant un regard conscient sur l’époque. On aime.


Mick Strauss – Southern Wave (mai 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Cela s’écoute comme un road trip à travers les Etats-Unis. On y croise pêle-mêle Lou Reed, Neil Young, toute une vague synthétique post punk ou encore le delta blues rugueux du Mississippi. La ballade vaut clairement le déplacement, Southern Wave fait partie de ces disques qui vous donnent envie d’écouter encore plus de musique. Merci Mick, merci Arthur, du coup on va aussi se replonger dans la discographie de Moriarty, l’autre facette artistique du maître de séance.


Texas – Hi (mai 2021)

Note : 0.5 sur 5.

L’espoir fait vivre, et depuis 25 ans on attend patiemment que les écossais se ressaisissent. A croire qu’ils ont vieilli plus vite que nous. Hi manque de dynamisme, de relief, c’est le règne de la mollesse, principalement dans les batteries. Mr Haze sonne comme un retour manqué d’ABBA et la chanson titre recycle la suite d’accords de Summer Son. Et tout le reste ne fait que mettre notre bonne volonté à l’épreuve. Sharleen et les copains, il faudra sortir un single incroyable pour qu’on écoute le prochain Texas.


Maxwell Farrington & Le SuperHomard – Once (mai 2021)

Note : 4 sur 5.

Le nouvel album du SuperHomard dégage une classe folle, portée par la belle voix de crooner de l’australien Maxwell Farrington. Les amoureux de pop baroque qui avaient découvert Olivier Rocabois au printemps dernier vont adorer. On nous dit même que tout ce petit monde se connaît très bien, comme par hasard ! Sur ses douze titres Once réunit Sinatra, Neil Hannon, Nick Cave et sûrement un ou deux autres, un disque de velours aux arrangements chaleureux à déguster en toutes occasions.


Oslo Tropique – EP (mai 2021)

Note : 4 sur 5.

Avec ce premier EP, les toulousains d’Oslo Tropique conjuguent le stoner furieux au rock anglais. Un son à la fois lourd et perçant. Mais leur vrai truc en plus : les textes. Ici les mots sont précis, à la fois à la hauteur de l’exigence poétique du français et pertinents dans leur signification. On a beaucoup aimé cette mise en bouche d’un groupe qui devrait fort logiquement trouver une place durable dans le paysage rock en France.


The Pale White – Infinite Pleasure (avr 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Quand des Britanniques prennent le stoner rock pour en faire un genre plus subtil, cela nous donne le premier album de The Pale White. Débarrassé d’une lourdeur qui fait souvent apparenter le style au metal, le trio de Newcastle nous propose une approche plus mélodique. Le résultat est très convaincant, on en redemande.


Gojira – Fortitude (avr 2021)

Note : 4.5 sur 5.

Le plus populaire des groupes français de metal – et un des plus respectés – signe avec Fortitude son album le plus riche et le plus séduisant du point de vue du grand public, ce qui ne doit pas être vu comme un persifflage. Ce disque est une fête, un exposé brillant de toute la palette artistique acquise par les landais en 25 ans. Du death, de la technique, du trash, un hommage aux ainés de Sepultura mais aussi de l’harmonie, de la sobriété, de l’humanité. Que l’on nous ajoute à la longue liste des convaincus.


Helium Station – Sanctuary (mai 2021)

Note : 4 sur 5.

Une excellente découverte est arrivée dans la boîte aux lettres de la rédaction avec ce deuxième album des Toulousains d’Helium Station. Bande à géométrie variable constituée autour du guitariste Fabrice Lacourt, le groupe propose avec Sanctuary un album riche d’influences rock, metal progressif, blues, funk et rock alternatif ponctué de solides pièces de bravoure instrumentale. On pense à Dream Theater, à Symphony X, et même une fois à Stevie Wonder ! C’est pour vous dire dans quelle division on situe nos nouveaux amis. Groupe à suivre et à soutenir.

Royal Blood – Typhoons (avr 2021)

Note : 1.5 sur 5.

Avouons-le nous, Royal Blood était déjà sur le déclin et avait eu du mal à franchir le cap du deuxième album. Ils avaient néanmoins sauvé les meubles. Aujourd’hui aucun danger que ce Typhoons ne vienne déranger le premier album dans le coeur des fans. Cette nouvelle mixture dansante est à ranger vite au placard juste à côté des derniers Arctic Monkeys, Fall Out Boy, Franz Ferdinand, autre géniaux groupes de rock tombés en disgrâce artistique et dont on scrutera le prochain album avec méfiance.

Dirty Honey – Dirty Honey (avr 2021)

Note : 4.5 sur 5.

La belle histoire du moment nous vient de Californie. Le fringant quatuor emmené par le très « robert-plantien » Marc Labelle coche en effet toutes les cases pour jouer les premiers rôles dans les décennies à venir. Leur premier album aligne les compositions mid tempo solides, accrocheuses et remarquablement interprétées dans un veine classic rock aux influences parfaitement assimilées. Produit d’une main de maître par Nick Didia (Pearl Jam, Velvet Revolver), cet éponyme aussi percutant que concis est déjà un indispensable pour tout fan de rock.

Kings Of Leon – When You See Yourself (mar 2021)

Note : 3.5 sur 5.

La famille Followill a manifestement passé un confinement paisible, leur huitième album déroule des atmosphères chaleureuses, agréables et dans lesquelles la basse tient un rôle de premier plan. Un disque émotionnel et profond qui fait beaucoup de bien.


Alice Cooper – Detroit Stories (fev 2021)

Note : 4.5 sur 5.

Il ne faut jamais tourner les dos aux légendes ! Et dans le cas d’Alice Cooper, ne jamais en rester à la caricature. Pas toujours facile certes, mais ce 28ème album gorgé de hard rock, de blues, de punk et même de rythm’n’blues vient rappeler avec éclat le talent et la grande culture du chanteur de 73 ans dont au bas mot 50 passés derrière un micro. Un disque réjouissant pour tout fan de rock.


NOFX – Single Album (mar 2021)

Note : 4 sur 5.

OK c’est cool parce que c’est NOFX, mais on sent le groupe émoussé. Clairement le confinement a touché le moral de nos trublions dont les élucubrations ont perdu dans l’affaire beaucoup de leur drôlerie. Et effectivement à quoi sert le skate punk si les skate parks sont fermés ? Reste un disque plus varié, moins systématiquement speed, et qui au final élargit la palette de la bande de Fat Mike. Mais rassurez vous, ça continue à jouer précis !


Carpool Tunnel – Bloom (fev 2021)

Note : 4 sur 5.

Les 4 de San Francisco devaient attendre avec impatience le retour des beaux jours pour sortir ce premier album tant leur soft rock tendance surf semble taillée pour le soleil radieux et les virées à la plage ! Avantage, vous saurez de suite si ces ondes positives sont faites pour vous. Pour nous ça a plutôt bien marché. 


Zemfira – Borderline (fev 2021)

Note : 4 sur 5.

Dixième album pour la chanteuse la plus douée de la scène rock russe. Des atmosphères parfois rauques, des orchestrations mouchetées qui construisent au final un album envoûtant, paisible qui s’écoute comme un voyage en terre inconnue.


Inglorious – We Will Ride (fev 2021)

Note : 4.5 sur 5.

Du hard rock de qualité, technique juste ce qu’il faut, porté par un chanteur puissant sur des compositions ciselées et accrocheuses. Difficile de faire plus élogieux en moins de mots. Ruez vous sur cet album, vous nous remercierez après.


Architects – For Those That Wish To Exist (fev 2021)

Note : 4.5 sur 5.

Les anglais ont adouci leur metalcore tout en se réservant la possibilité d’envoyer sévèrement la poutre quand le besoin s’en fait sentir. Les années leur ont permis d’apprivoiser un certain art du dosage, donnant un relief supplémentaire à leurs morceaux. Nous on adore.


Maximo Park – Nature Always Wins (fev 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Après un début poussif qui rappelle dredg de la mauvaise époque, ce septième album prend enfin son envol à partir de Baby, Sleep. Il livre un pop rock plein de bonnes surprises, on y retrouve une certaine joie de vivre. L’album ne sera peut être pas assez tubesque pour faire grossir les rangs des fans, mais les habitués seront ravis.


Mogwai – As The Love Continues (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Tout bonnement magnifique. A posséder, disséquer, remettre encore et encore sur la platine et toujours découvrir de nouveaux chemins dans ces vastes digressions musicales. Mogwai entremêle les sonorités rock et électronique et contrairement à beaucoup de ses petits camarades de style ne rechigne pas à donner de la voix. Le post rock au sommet.


standards – Fruit Island (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Un petit peu de math rock ne peut pas faire de mal, surtout lorsqu’il s’affranchit de toute pesanteur savante. Le guitariste virtuose Marcos Mena accompagné du batteur Brody Taylor Smith ont crée un univers instrumental à l’imagerie naïve et apaisante où la technicité sonne comme autant de bonnes ondes pour l’auditeur. Certes le manque de basse se fait parfois sentir mais cela n’empêche pas de passer 36 agréables minutes sur cette charmante île déserte.


Normandie – Dark & Beautiful Secrets (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Avec ce troisième album le trio suédois tombe enfin les masques et nous offre sa musique la plus authentique à ce jour. Leur rock alternatif incorpore avec savoir-faire les refrains accrocheurs, les guitares grondantes et les atmosphères electro. La prod sonne encore un peu surgonflée, mais la musique a trouvé sans doute trouvé sa voie.


The Pretty Reckless – Death By Rock’n’Roll (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Pour ce quatrième album The Pretty Reckless ont décidé de faire exploser le cerveau primaire du fan de heavy rock : une chanteuse sexy à la voix de riot girl au micro, des gros riff et des invités prestigieux, Tom Morello et deux comparses de Soundgarden, Matt Cameron et Kim Thayill. Un disque efficace donc, puissant, bien produit, qui vous fera penser aussi bien à Joan Jett qu’à la scène grunge, en gros il se peut que vous aimiez.


God Is An Astronaut – Ghost Tapes #10(jan 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Dixième album pour les irlandais avec ce talent toujours intact pour travailler les nuances. Des constructions en strates, inexorables qui nous mènent de la paix intérieure au déchaînement. Et inversement. Une excellente porte d’entrée vers le post rock et la musique du groupe.


Drones – Our Hell Is Right Here (jan 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Le disque de pop-punk du moment combine tout ce qu’on aime dans le style : refrains catchy, tempo vif, riffs ciselés. A ceci près que le ton y est moins léger, la chanteuse Lois McDougall ayant choisi de traiter son mal du confinement par ses textes. Et au final, dans un genre très standardisé l’authenticité fait du bien.


Aaron Lee Tasjan – Tasjan ! Tasjan ! Tasjan ! (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

A 34 ans le fringant américain sort déjà son quatrième album. On pense à Tom Petty, George Harrison et pourquoi pas à Alan Parson. Un soft rock fort agréable et potentiellement tubesque à l’image de cet Up All Night aux allures de Learning To Fly de Tom Petty.


Shotgun Revolution – IV (jan 2021)

Note : 3.5 sur 5.

Voilà les danois qui montent ! En matière de heavy rock Shotgun Revolution a commencé à agiter sérieusement les radars depuis quelques temps en tournant avec Slash et Black Stone Cherry, du sérieux donc. IV coche toutes les bonnes références du genre :  produit à l’américaine, lourd, un peu bluesy, mené par un chanteur à grosse voix. A défaut d’être original, on passe un excellent moment.


Cult Of Luna – The Raging River (jan 2021)

Note : 4.5 sur 5.

Cult Of Luna incarne plus que jamais le post metal. Les cinq titres de ce long EP inspirent aussi bien la crainte que la fascination. Lourdeur, torpeur mais aussi intensité et colère, les suédois nous offrent un nouveau voyage dans les ténèbres et il n’y a aucun doute, ils ont gardé intact ce talent d’en faire émerger la puissance et la beauté. 


Weezer – OK Human (jan 2021)

Note : 3 sur 5.

Voici longtemps qu’être fan de Weezer relève du sport acrobatique. Rivers Cuomo offre aujourd’hui un éclairage inédit sur sa créativité et livre par surprise un album étonnant. Et de qualité. Prenant pour modèle Brian Wilson et Harry Nilsson, ce qui est ambitieux, Cuomo s’est offert une plongée vintage, concevant un disque à l’ancienne aux arrangements soignés. Et si Ok Human n’occupera pas dans la discographie de Weezer la place d’OK Computer dans celle de Radiohead, il constituera néanmoins une escapade élégante dans l’univers des californiens.


Annisokay – Aurora (jan 2021)

Note : 2.5 sur 5.

Avec ce cinquième album les allemands proposent un mélange de metalcore et de rock mainstream. Pour un résultat singulier : un alliage de voix hurlées et claires, une orchestration rock solide mais contrebalancée par des nappes et bruitages electro omniprésents dans une production à la puissance surgonflée. Annisokay jette un pont entre deux styles qui auraient plutôt tendance à se tourner le dos. 


Blue Stahli – Obsidian (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

L’indus se porte bien, en témoigne ce nouvel album de Bret Autrey alias Blue Stahli. Troisième volet d’une trilogie cathartique pour le compositeur américain qui a perdu sa mère en 2018. Obsidian s’impose comme l’opus le plus rock des trois, metal par endroits, une collection de titres à la puissance galvanisante. La preuve que l’on peut aborder l’indus metal avec une approche plus émotionnelle.


Blackout Problems – DARK (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

Les allemands prennent véritablement leur envol avec cet album fleuve et proposent un rock ambitieux que l’on pourrait situer à la croisée entre Bring Me The Horizon et Twenty One Pilots. Et c’est bien assez pour attiser la curiosité. Au final, un disque versatile mené par quelques singles solides comme Brother ou Germany Germany, une découverte à faire !


Goldfinger – Never Look Back (jan 2021)

Note : 4 sur 5.

John Feldmann n’est pas seulement un des producteurs de disques les plus récompensés des Etats-Unis, il est aussi le frontman aguerri de Goldfinger, un groupe de ska punk parmi les plus respectés. Il sortent leur huitième album, un disque qui rayonne de bonne humeur, comme souvent avec les vétérans californiens. Du punk cuivré, bien composé, et cela va sans dire, qui sonne. Chaudement recommandé.


Papa Roach – 20/20 (dec 2020)

Note : 3 sur 5.

D’abord présenté comme un EP de vieilles chansons retravaillées, bref un truc pas très engageant, c’est finalement agrémenté d’un live en mode confiné sans public que nous avons écouté 20/20. La blatte des débuts a l’air en mauvaise posture mais elle voit la lumière au bout du tunnel. La voici remise à l’honneur le temps d’un concert de qualité et de quelques curiosités comme ce Scars en espagnol. A écouter pour l’anecdote en attendant la suite.


Paul McCartney – III (dec 2020)

Note : 4 sur 5.

On n’en finira jamais de s’étonner devant Paul McCartney, plus de soixante ans d’une carrière gargantuesque, même ses 78 ans et un confinement ne l’ont pas arrêté. Renouant par nécessité 30 ans après son II avec sa série numérotée marquant les albums faits entièrement seul, Macca n’a pas cherché à vivre avec son temps. Il nous offre un disque folk, bluesy de chansons allant puiser dans ses influences personnelles. Pour la première fois on se fait la réflexion que sa voix a vieilli, mais le charme continue d’agir.


Bring Me The Horizon – Live At The Royal Albert Hall (dec 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Encore un choix discographique surprenant pour BMTH ! Après les vrai-faux EPs, voici le live d’il y a cinq ans ! Enregistré dans le cadre du Teenage Cancer Trust, bonne action s’il en est, cet album offre une dimension symphonique aux chansons de That’s The Spirit et Sempiternal. Une belle occasion de revisiter deux disques que les fans récents ne connaissent peut être pas et qui valent le détour. Et malgré le petit parfum de fake autour de la prestation vocale – nettement au dessus du niveau normalement affiché – on a kiffé.


Chris Cornell – No One Sings Like You Anymore (dec 2020)

Note : 3 sur 5.

Un disque dans lequel on s’immerge forcément avec un pincement au coeur. Personne n’a oublié quel chanteur remarquable nous avons perdu avec la disparition soudaine de Chris Cornell en 2017. Cet album posthume a néanmoins été entièrement achevé par Cornell quelques mois avant sa mort, pas de rafistolage ici mais une sélection de reprises interprétées dans la simplicité et avec la complicité du producteur Brendan O’Brien. On écoute ce No One Sings Like You Anymore avec recueillement en se disant toutefois qu’on l’aurait rangé dans les opus mineurs de l’artiste sans ce contexte tragique.


TRUST – Re-Ci-Div (dec 2020)

Note : 4 sur 5.

Attention on s’attaque à un monument ! Une belle surprise que cette relecture des trois premiers albums du groupe, trois disques qui ont marqué leur époque et dont on constate encore la qualité musicale et la pertinence des textes presque 40 ans plus tard. Alors on pourrait s’interroger sur l’utilité de la démarche, on choisit de profiter et on dit merci. Re-Ci-Div est un pur moment de rock’n’roll et une excellente porte d’entrée pour les plus jeunes vers l’univers de ces patrons du rock fait en France.


Less Than Jake – Silver Linings (dec 2020)

Note : 3 sur 5.

Les américains sont de retour avec leur punk cuivré. Ce n’est pas toujours très original mais ça met de bonne humeur et en ce moment, c’est de la plus haute importance !

A peine plus d’une demi heure pour douze titres, ce qu’il faut pour avoir sa dose de positivité sans ressentir de trop plein. A écouter pour garder le moral.


Red City Radio – Paradise (dec 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Qu’il est bon parfois d’écouter du punk qui ne renvoie pas au skate, à la baston ou à la bière ! Les quatre d’Oklahoma City font le plein de bonnes chansons, pas de tube mais 40 minutes de rock feel good même quand les textes se font nostalgiques. Un disque très chouette qu’il fait bon découvrir.


Dream Theater – Distant Memories – Live From London (dec 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Enième live des américains, énième claque. Distant Memories restitue dans un triple album la tournée des 20 ans du magnum opus Scenes From A Memory auquel un volet est entièrement consacré. Enième occasion de refaire le match entre les deux Mike, Portnoy et Mangini, et toujours pas de vainqueur tant le second respecte le premier. L’album est évidemment magistral quoique que souffrant comme toujours avec les lives de DT d’un excès de perfection technique et d’un public encore une fois trop admiratif rendant l’ensemble froid. Mais magistral quand même.


Supergrass – Live On Other Planets (dec 2020)

Note : 2 sur 5.

A l’écoute de cette performance chaleureuse mais fragile notamment dans la tenue du tempo et parfois dans les voix, on comprend pourquoi le groupe ex coqueluche des jeunes anglais du tournant des années 2000 n’avait jamais publié de live. Non, ce qui nous ferait réellement plaisir serait un nouveau disque. En attendant, en matière de compilation on préférera de loin The Strange Ones : 1994 / 2008 parue plus tôt en 2020.


Kelly Jones – Don’t Let The Devil Take Another Day (dec 2020)

Note : 1.5 sur 5.

Nous y sommes, Kelly Jones a achevé son rêve d’émancipation, sa mutation d’extraordinaire frontman des Stereophonics et incisifs des débuts à mec seul ou presque avec une guitare. Bien sûr il chante toujours aussi bien mais que l’on s’ennuie, les chansons ne tiennent pas la distance pour ce genre d’exercice et Stuart Cable doit fulminer du haut du paradis des batteurs. 


Bush – The Kingdom (mai 2020)

Note : 3.5 sur 5.

Il fut un temps dans l’immédiat après grunge où Bush a été perçu comme la prochaine « next big thing ». Puis les fans ont fait d’autres choix, délaissant la bande de Gavin Rossdale pour d’autres contrées. Le groupe a continué dans cette seconde zone à produire des disques de ce rock lancinant, un peu crade, toujours magnifiquement porté par la voix du plus américain des britanniques. The Kingdom ajoute un chapitre plus costaud, un incontournable à une discographie de qualité.


Radkey – Green Room (nov 2020)

Note : 4 sur 5.

La petite entreprise familiale des frères Radke vient de publier le deuxième épisode de ses aventures. Le trio continue sa route vers les sommets avec un disque fun et catchy, concentré sur l’essentiel : du bon son et de bonnes chansons. Un tour de piste rock’n’roll dont le seul défaut serait d’être un peu court. On recommande.


Metz – Atlas Vending (nov 2020)

Note : 4 sur 5.

Voici un disque rugueux, éruptif mais pas tant de colère, plutôt l’expression déchirante du mal être. Mais rassurez vous cela reste bruyant, dissonant, bien foutu. Entre punk hardcore et rock noisy le trio canadien vient de produire ce qui est salué comme son meilleur album, rien que pour ça ça vaut le coup d’y jeter une oreille.