Les quatre italiens ont réussi à faire entrer un peu de rock dans le flot mainstream, la performance doit être saluée. Revers de la médaille : on en attend qu’ils soient déjà l’égal des légendes, c’est trop. Eux ils débarquent avec un album solide, résolument rock, qui fera sacrément plaisir à leurs fans et qui pourrait drainer un peu du public généraliste vers leur esthétique. Un tube énorme, « The Loneliest », une collection de titres plutôt mid tempos dansants mais chargés de bons riffs, une des voix les plus identifiables du genre et cette touche italienne si séduisante font de ce Rush ! un album réjouissant que l’on aurait eu tort de bouder, d’autant que cela aurait été pour de bien mauvaises raisons.
En playlist : The Loneliest
A l’écoute de son premier album on avait de suite bien senti chez la nordiste une étrangeté fascinante, en tout cas une propension à surprendre bien supérieure à la moyenne. C’est peu dire que nous ne sommes pas déçus par ce Santaï, un disque bien nommé (il signifie relax en indonésien), une sorte de carnet musical de voyage débordant de mélodies chatoyantes et de bonnes ondes. A la croisée des cultures, Lena Deluxe a choisi d’illustrer ses textes par des orchestrations imprégnées de couleurs locales et jouées par des musiciens indonésiens talentueux. Evitant la tarte à la crème de la musique traditionnelle, Santaï est un album de pop rock actuel et métissé, un pur régal.
En playlist : Animals
Et si les suédois avaient plié le game 2023 dès janvier en matière de metal progressif ? Voici un peu notre sentiment une fois écouté et dégusté le douzième album de Katatonia : rien n’est venu égaler Sky Void Of Stars en la matière. D’humeur sombre pendant la pandémie, le chanteur leader Jonas Renkse a bâti une thématique sur le besoin de repères pour se maintenir, aussi y a-t-il néanmoins une lumière au bout du tunnel. Certes il faut apprivoiser un peu la bête, les orchestrations révèlent écoute après écoute une complexité copieuse mais jamais pesante. Un album colossal.
En playlist : Austerity
Le trio lyonnais fait partie de ces groupes indés bosseurs et qui font de la borne sans relâche. Un mode de vie qui les a emmenés des Etats Unis à la Russie. Un bon hiatus de près de huit ans leur a permis de souffler, de retrouver l’envie et de revenir en costauds avec ce deuxième album. Un constat simple : How Much Art Can You Take défoule. Il est turbulent, punk, gueulard et déchaîne une énergie peu commune qui doit se traduire sur scène par des concerts épiques.
La mise en bouche est compacte, autour de 2’15 pour la majorité des titres, le trio mise sur l’efficacité et ça marche à l’image du single bien nommé Grandiose.
En playlist : Grandiose
NB : au moment où nous nous apprêtons à publier ces quelques lignes nous apprenons la disparition du guitariste Clément. Nous rendons hommage à son travail et lui dédions ces quelques lignes, tout comme nous nous associons à la peine de Romain et Jeremy ainsi que de tous ses proches.
Quatre ans après un You Deserve Love à qui nous avions consacré un long format, la bande de Louisville sort son quatrième opus qui figure cette fois-ci seulement dans les Ecoutes du Mois, voilà un indice.
Si ce nouvel effort ne nous a pas convaincu à la hauteur de son prédécesseur il reste l’oeuvre d’une des valeurs sûres du rock alternatif américain. Cette fois fortement influencés par Metallica ou les Ramones, avec quelques surprises audacieuses par ci par là, White Reaper fonce pied au plancher pendant les 39 minutes de son programme. Il manque peut être un tube là dedans, mais ça reste l’éclate du début à la fin.
En playlist : Fog Machine
Il n’y a pas si longtemps nous étions tombés sur une bande de rockers venus de Pologne et qui avaient pris l’habitude depuis trois albums de dégainer un hard rock furieux. Le titre de ce nouveau disque ne ménage aucun suspense, Welcome To Hell reprend les affaires là où Road To Hell (une thématique bien ancrée donc) les avaient laissées. Pour faire simple les Rock’n’Rebels ne déçoivent jamais. Vous venez chercher du rock de costaud, des riffs en fusion battus sans relâche ? Bienvenue chez vous, entre Motorhead et Volbeat et autres pontes du hard, les Rock’n’Roll Rebels sont déjà prêts pour envoyer le bois, entrez donc.
En playlist : Welcome To Hell
Le petit deuxième des brésiliens inspire fraîcheur, enthousiasme, puissance. Et il n’y a pas à dire, quand vous avez un chanteur de la trempe de Renan Zonta le paradis du hard rock vous est promis. Mais alors diantre pourquoi une Ecoute du Mois et pas une chronique plus longue comme pour Discharge ? Moins tubesque bien que redoutable d’efficacité, 2 Make U Cry And Dance constitue un rebond intéressant après un premier album qui nous avait décoiffé. Peut être sort-il d’ailleurs un peu tôt, peut être n’étions nous pas encore prêts à recevoir la suite ? Peu importe, à tous ceux qui seraient passés à côté du premier, foncez sur le deuxième.
En playlist : It’s Gonna Hurt







